En France comme à Madagascar, le sport devient une composante essentielle de la politique nationale et internationale. Dans quel but?![]()
Il l’avait dit, il l’avait promis : je m’occuperai du sport et en particulier des fédérations. Dans tous les pays du monde, le sport représente à présent une vitrine ouverte sur l’étranger, un secteur non négligeable sur le plan économique, mais surtout un moyen d’encadrer la jeunesse sur le plan national. En France, suite aux résultats en perte de vitesse des sportifs de haut niveau aux J.O de Pékin, Bernard Laporte lance une opération de recadrage : une élite davantage resserrée et mieux ciblée, un appel aux investisseurs privés, une pression fédérale tournée vers le haut niveau. Les Jeux de Londres de 2012, c’est demain et la France est loin d’être le grand pays sportif souhaité : mis à part la natation et le handball, la plupart des disciplines sportives stagnent entre le top 5, 10 ou 20, voire au-delà comme l’athlétisme. Alors que de l’école primaire à l’Université, à l’image des petites deux heures d’EPS par semaine pour les lycéens, toute la frange du sport scolaire est totalement oubliée, ignorée, écartée, en haut lieu, en pleine période de crise financière, B.Laporte avance l’idée d’entreprises privées salvatrices du sport national !
Du côté de l’Océan Indien, dans un autre registre, le discours politique n’est pas plus mirobolant. Afin d’asseoir son pouvoir à la limite du dictatorial, le patron du gouvernement malgache met en œuvre une stratégie de reconquête des Fédérations pour faire entendre une seule voix sur le plan national et international, tout en se plaçant sur le poste de contrôleur en chef de toute la jeunesse malgache. C’est ainsi qu’au moment crucial des renouvellements de mandats présidentiels, Marc Ravalomanana, président de la république, sort un décret éliminant dans un premier temps tous les anciens présidents, retenant comme futurs candidats ceux inscrits au T.I.M, le parti au pouvoir.
Le Comité National Olympique essaye tant bien que mal de rentrer en résistance, mais le combat sera rude : dans les pays de misère, il est facile de corrompre, de prendre possession des médias (bien qu’en France!!), de mettre les ambitieux à la botte. Pour conclure, dans les pays riches et dans les pays pauvres, il semblerait que le sport devienne un phénomène de société essentiel pour les chefs de gouvernements. Reste à connaître les véritables raisons …pas toujours évidentes !!!




L'auteur
Rédacteur
Invité
